Au coeur du plan de relance : la transition écologique et l’industrie

Focus sur les mesures phares du plan de relance

Le gouvernement, sous la houlette du Premier ministre Jean Castex, a présenté jeudi 3 septembre son plan de relance après de longues semaines d’attente. 100 milliards d’euros (dont 40 qui provient de contributions issues du plan de relance européen baptisé « Next Generation EU ») pour relancer et redresser l’économie française. D’autres pays européens ont également présenté leur plan de relance ces dernières semaines : 130 milliards pour l’Allemagne (dont 2,5 milliards consacrés à la rénovation énergétique), 100 milliards pour l’Italie ou encore 10 milliards pour la Suède.

Le plan de relance français s’articule autour de 3 axes : l’écologie, la cohésion sociale et la compétitivité. Si ce dernier volet est clairement orienté vers les entreprises, le volet écologique trace également de belles opportunités. A condition de jouer le jeu.

Un plan de relance «vert» pour l’avenir de la France

Le plan de relance du gouvernement présente plusieurs mesures qui visent à aider les différents secteurs d’activité à se relever de la crise sanitaire. L’objectif est double : soutenir les entreprises en difficulté tout en amorçant une transition vers la « transformation de l’économie ». Ce budget historique (plus conséquent que celui du plan de relance de 2008 d’un montant de 26 milliards), va se déployer sur deux années, jusque fin 2022. Si, d’après le gouvernement, 1/3 du budget est consacré à l’écologie, à peine 1/5 ème de ce dernier (soit 6,7 milliards d’euros) est consacré à l’efficacité énergétique. Celle-ci pourrait pourtant revenir par la porte de la décarbonation de l’industrie.

Dans un entretien accordé à Ouest-France lors de son déplacement dans le Morbihan, Barbara Pompili réaffirme l’objectif du gouvernement « Nous voulons que toute l’économie se mette à la transition écologique[…] Le plan comporte un volet verdissement, avec des actions pour faire baisser les émissions de gaz à effet de serre, et un autre sur le soutien aux filières d’avenir et les innovations… »

30 milliards d’euros pour la transition écologique

Le plan n’ambitionne rien de moins que faire de la France la plus grande économie décarbonée d’Europe, en accord avec les objectifs de neutralité carbone à 2050 (objectif du Pacte Vert du 11 décembre 2019). Dans le viseur du gouvernement : la rénovation technique des bâtiments, l’aide à la décarbonation de l’industrie, le bonus écologique et la prime à la conversion pour l’achat d’un véhicule.

Au total, 1/3 du plan est consacré à la transition écologique, soit un plus large budget que ses voisins européens.. Les transports bénéficient d’un budget de 11 milliards d’euros, l’industrie-énergie de 9 milliards, le bâtiment-logement de 7,5 milliards et enfin ce sont 1,2 milliards pour l’agriculture.

9 milliards pour le secteur industrie-énergie

«La France se donne les moyens budgétaires et technologiques d’atteindre la neutralité carbone en 2050» Jean Castex (Premier ministre)

Au-delà des secteurs déjà bien identifiés, les regards se tournent de plus en plus vers la décarbonation de l’industrie, qui bénéficie à elle seule d’un budget de 1,2 milliards d’euros (dont 200 000 euros qui provient de l’ADEME). Ce budget abondera deux appels à projets et un appel à manifestation d’intérêt qui ont été lancé afin de mener à bien le projet de décarbonation. Il s’agit de l’appel à projets « Aides à l’investissement et au fonctionnement pour soutenir la décarbonation de l’industrie » pour la chaleur biomasse ainsi que de l’appel à manifestation d’intérêt pour des projets de production de chaleur issue de Combustibles Solides de Récupération (CSR). L’objectif est d’inciter les industriels et plus particulièrement ceux des dix sites les plus émetteurs de carbone avec pour but la limitation au maximum les émissions de CO2 et pour critère, la quantité du coût de CO2 évité (la tonne de CO2). Il est possible de candidater jusqu’au 20 octobre. La sélection des projets retenus s’effectuera à la mi-novembre, pour permettre un premier versement d’aides en décembre. Ce dispositif comprend deux aspects : l’investissement dans des procédés industriels moins émetteurs et une aide financière afin de favoriser l’énergie décarbonée, qui a un coût plus élevé que les énergies fossiles. Près de 20% des émissions de gaz à effet de serre en France proviennent en effet des activités industrielles alors que depuis 2018, seulement 18,3% des CEE sont allés vers le secteur de l’industrie, à titre de comparaison.

Décarboner l’industrie passe par l’amélioration de l’efficacité énergétique et par le changement ou l’amélioration des processus de production. Plusieurs leviers d’action existent : les CEE (en réalisant des travaux d’isolation ou en favorisant la récupération de chaleur), le remplacement d’une énergie élevée en carbone par une autre bas carbone (utiliser le charbon plutôt que le pétrole par exemple) ou encore le passage aux énergies renouvelables (en se tournant vers la biomasse). Par exemple, le géant de la sidérurgie ArcelorMittal prévoit d’investir dans plusieurs procédés afin de limiter les émissions de gaz à effet de serre, avec notamment la réutilisation et le réinvestissement de CO2 et de gaz mais aussi l’utilisation de ferraille pour favoriser l’économie circulaire. Aussi, les entreprises peuvent individuellement réduire leur consommation d’énergie au quotidien et participer ainsi à la décarbonation de l’industrie, en faisant appel aux CEE notamment (ouverts sur sites EU-ETS désormais).

C’est à ce moment qu’intervient Neutrali, qui propose des services qui visent notamment à aiguiller les entreprises désireuses de réaliser des travaux d’économies d’énergie durant toutes les étapes du processus. Nous prenons en charge la réalisation de dossiers divers et variés de A à Z, en y apportant toutes nos compétences dans le domaine de l’industrie, notre expertise technique et notre savoir-faire (audit énergétique spécifique, mesurage ou encore la valorisation de CEE). C’est le rôle de Neutrali, qui se charge d’accompagner les industriels sur l’aspect technique et administratif des CEE, afin de les aider à entrer dans la nouvelle ère qui est en train de s’ouvrir avec l’annonce du plan de relance du gouvernement.

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